lundi 30 mai 2011
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
Nos pauvres bouchers s’étouffent une nouvelle fois d’indignation, en entendant que
l’on vient d’arrêter le « boucher des Balkans ». Ils n’ont pas tort, bien sûr : l’homme
qui a été capturé n’a apparemment rien d’un honnête commerçant de quartier, de
même que le tranchage des escalopes n’a rien à voir avec le massacre guerrier.
Allons-nous demain, si par hasard un boucher se trompe un peu sur les quantités et
force sur les abattages de la semaine, lui conférer le titre de Mladic des agneaux de
printemps ?
Pourtant, les bouchers ont perdu la partie d’avance. On ne peut rien contre la force
de l’usage, et mieux vaut s’en accommoder, voire s’en amuser que de vouloir lutter
contre ces moulins à vents. Froissart, Joinville, Bercheure utilisaient déjà le mot dans
ce mauvais sens au Moyen Age. Et aussi, avais-je noté un jour dans une chronique,
Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims où il couronna Louis XI. Ce
considérable ecclésiastique écrivait ainsi d’un brave capitaine des armées de
Charles VI qu’on « l’appeloit le boucher pourceque, à besongnes où il estoit contre
les Anglois, il en prenait peu Ă rançon ». Pas besoin de faire un dessin : on avait Ă
l’époque l’épée expéditive, mais c’était pour la bonne cause de laver le déshonneur
d’Azincourt et du sacre impie de Henry V au trône de France.
Si le « boucher des Balkans » avait eu à exercer ses talents à cette époque lointaine
et pour exterminer l’Anglois, le roi français l’eut appelé mon cousin, et la Hire aurait
chevauché à ses côtés sous l’étendard de Jeanne. Comme quoi supprimer son
prochain est certes une constante vilenie, mais le jugement de l’Histoire est aléatoire
et tient compte des circonstances.
Les bouchers de nos villages n’ont rien à craindre : ils sont du bon côté du manche
du couteau, et nous savons bien qu’ils ne feraient pas de mal à une mouche. Enfin,
c’est façon de dire, parce que l’avenir d’une mouche dans une boucherie est en
général vite compromis. On peut tuer, mais il faut bien choisir son ennemi, et sa
cause… F.L
ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
L’informelle hongroise réfléchit à la diminution des cheptels

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
Des quotas porc, demandent les producteurs hollandais !

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
Vion ferme une usine de transformation de volailles.

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
La Bourse aux quotas laitiers continue de monter

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
Dernière chance pour l’autorégulation du marché laitier suisse.

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
10 entreprises d’abattages seront bientôt aux normes UE

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
Radko Mladic paie le prix de l’Europe

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
Investissements agricoles : un système de priorité à points pour les demandes de
subventions

ajouter un commentaire
:: faire un trackback
Par Henri Batiot,
lundi 30 mai 2011 à 10:00 :: Lettre FEA N 218
FAO

ajouter un commentaire
:: faire un trackback